La semaine dernière la situation des alésiens était la suivante :
- quinze collègues en formation sur Nîmes.
- deux départs (une retraitée mère de trois enfants, un essaimage).
- sept nominations sur Alès sur onze prévues au départ, reste à pourvoir un tic, deux sav(s), vous le constaterez il manque un emploi extraordinaire le tour de passe passe non ?
- douze en arrêt maladie.
- quatre cadres mutés.
La situation n'est pas brillante pour la majorité d'entre eux, les souffrances sont palpables, la déception et l'incompréhension souvent présente. Autant d'engagement, de lutte, supportés tout au long de ce combat, l'arrogance et les provocations de la boite (b½uf carotte, vigiles, trentièmes, demande d'explications, grève de la faim...) ont marquées et ne peuvent laisser insensible.
Seul constat, les alésiens sont à Nîmes ou en maladie. Pourquoi cette magnifique lutte n'a pas aboutie malgré toute cette énergie ?
Pas assez de colère, de combativité, lassitude, fatalisme, stratégie syndicale ? Les causes peuvent être nombreuses...
Une nécessité absolue, tirer le bilan de cet échec afin de ne pas se tromper dans les luttes à venir qui concernent d'ailleurs autant les « 40 d'Alès » que les autres.
Déjà objectivement fédérer sur le bassin alésien a été difficile. Partant de ce constat, il faut que chacun réfléchisse et prenne conscience qu'il faut se mobiliser fortement localement, régionalement et encore plus nationalement ! Comment parvenir à créer une réelle et forte dynamique qui seule sera salvatrice.
Toutes les pistes restent à explorer ensemble. FT propose royalement sur directive nationale des moyens pour compenser notre triste pouvoir d'achat. Est-ce déontologiquement possible d'utiliser ce potentiel pour lutter ? Aidons par tous les moyens les sites qui se sont battus, qui luttent, ou qui vont prochainement lutter. A ce propos, un grand merci aux collègues de Cahors pour leur magnifique geste de solidarité envers les alésiens.
De toute façon ne nous leurrons pas, tous les services sont ou seront très prochainement impactés (IRS-BL, Gestion d'affaires, Tics). Même la pérennité de sites comme Nîmes ou autres n'est pas acquise, six mois, un an, un an et demi ?
Revenons aux réalités alésiennes. Ci-dessous et afin que chacun puisse analyser en toute objectivité les dernières propositions de la DRH DT Sud :
- Horaires et régimes de travail Les horaires de travail proposés aux salariés devront être compatibles avec les horaires de train Alès-Nîmes
(à suivre.)Trois horaires pourront être proposés : 8h, 8h30, 9h (hors période formation)
- Régimes de travail particuliersLes temps partiels sont maintenus en l'état et au plus tard jusqu'au 31/12/2008
Les temps convenus sont maintenus jusqu'au 31/12/2007.
- Accompagnement financierConforme aux principes de la décision
DRHG 46 du 12 juin 2006, aggravation estimée supérieur à 40 minutes donc prime de 3300 euros.
Frais de transport entre Alès et Nîmes, base de l'abonnement SNCF jusqu'au 30/06/2009 soit 1200 euros en versement unique sur demande des salariés
et après ?Voici ce qui vous attend et ceci après plusieurs mois de lutte. Quoi privilégier la lutte ou l'accompagnement ? Chacun d'entre nous doit et devra se positionner, il en va de l'avenir de tous.Un petit diaporama de la salle du back-office pour vous permettre de comprendre dans quelles conditions les alésiens ont débarqués à Nîmes :
Welcome to NÎmes ...A l'image de tout le reste, désolant !
Comme promis : pourquoi
" les 90dales " ? C'est le nombre de personnel en survie sur Alès. Nous étions environ deux cent cinquante il y a quinze ans, quelle hémorragie ...
Dernières informations, nous serons quelques un(e)s présents à Paris les 13 et 14 décembre pour témoigner lors des journées de « l'observatoire du stress » de la souffrance alésienne. Combien de suicides ou de tentatives de suicide à ce jour à France Telecom ?
Nous essayons également d'organiser courant janvier une montée vers Niort et Morlaix avec la volonté lors de ce déplacement de rencontrer un maximum de collègues venus nous soutenir lors de la journée du 12 novembre 2007 sur Alés.
Non ! la lutte n'est pas terminée, il en va de notre avenir, de nos vies, de nos familles.
Courage à toutes et à tous ...